Survolez pour comprendre notre paradigme.
Pendant longtemps, la cybersécurité a été pensée comme un problème technique. Puis comme un enjeu de conformité. Aujourd’hui, elle est devenue un sujet de gouvernance.
Le risque cyber est humain parce qu’il naît dans des interactions et des arbitrages sous contrainte. Il est vivant parce qu’il évolue avec les usages, les technologies et les modes d’organisation. Il est systémique parce qu’une décision locale peut produire des effets globaux.
Empiler des outils ou diffuser des consignes ne suffit plus. Une organisation peut être équipée et rester fragile. Elle peut être conforme et demeurer exposée. Ce qui fait la différence, ce n’est pas l’accumulation de dispositifs, mais la qualité des décisions prises au moment critique.
Notre plateforme installe une nouvelle logique : piloter la maturité collective plutôt que multiplier les contrôles.
Le Predictive Cyber Lab, créé à l’initiative de Thierry Happe, transforme la cybersécurité en un enjeu de gouvernance et de maturité collective.
Même avec des infrastructures solides, 70 % des attaques réussies exploitent des vulnérabilités humaines : ingénierie sociale, biais cognitifs et décisions prises sous urgence.
Nous anticipons les risques amplifiés par l'IA générative, les deepfakes et le quantique pour renforcer la résilience de la chaîne de valeur (fournisseurs, partenaires).
Une communauté pluridisciplinaire (DSI, RSSI, psychologues, scénaristes) soutenue par le Campus Cyber, le CNRS et l'École Polytechnique.
Le programme débute par la mini-série « L’Attaque ». 12 minutes de fiction pour entraîner la détection des signaux faibles, déployée auprès de 8 grands groupes mondiaux (Airbus, BNP Paribas...).
Le programme de sensibilisation lié au film repose sur une logique immersive : le film n’est pas un support pédagogique classique, mais le point d’entrée dans une situation réaliste qui place les participants face à des décisions concrètes.
Chaque séquence met en scène une tension organisationnelle crédible — urgence, pression hiérarchique, ambiguïté, exposition externe — et sert de base à un double travail. D’une part, l’évaluation observe la manière dont les participants interprètent la situation et orientent leurs choix ; d’autre part, la formation s’appuie sur cette expérience vécue pour expliciter les mécanismes à l’œuvre et renforcer la capacité à décider sous contrainte.
Le film devient ainsi un révélateur : il permet de mesurer la résilience décisionnelle tout en créant un apprentissage ancré dans le réel, directement transférable aux pratiques professionnelles.
Le parcours repose sur une progression structurée. Il commence par la capacité à reconnaître un signal inhabituel dans une interaction ordinaire. Il approfondit ensuite la compréhension des dynamiques en jeu : mécanismes de manipulation, propagation possible, tensions décisionnelles sous-jacentes. Il se conclut par la mise en situation, là où le temps est compté, où l’information est partielle et où la pression hiérarchique ou opérationnelle influence l’arbitrage.
Ces dimensions sont complémentaires mais distinctes. On peut détecter un signal sans en comprendre les implications. On peut comprendre un mécanisme sans savoir résister à la pression. C’est l’écart entre ces niveaux qui révèle la robustesse réelle d’une organisation.
Chaque session devient ainsi un point de mesure dans une trajectoire plus large. Ce n’est pas un exercice ponctuel. C’est un instrument de pilotage.
Centre International de Conférences de Sorbonne Université
Rencontrez la communauté des 400 ambassadeurs du programme et découvrez en avant-première exclusive la suite du film "L'Attaque II : Contagion".